La galerie d'art, rouage essentiel...

Une galerie d’art contemporain est un espace ouvert au sein duquel le visiteur se confronte à l’Art de son époque. Une proposition en quelque sorte. L’expression d’un engagement, d’une conscience, d’une passion. Libre à chacun d’adhérer ou non à l’esprit du lieu, aux artistes présentés, aux oeuvres accrochées sur les cimaises. La galerie est une vision originale, personnelle, qui se comprend sur la durée. Ne pas les fréquenter, au nom de je ne sais quelle considération oiseuse ayant trait à l’Art et à l’argent, c’est se couper d’une partie de la réalité artistique du moment. Une galerie d’art de qualité défriche, débroussaille, et in fine cultive une sensibilité qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, même pas sur les réseaux sociaux... Et puis, une galerie d’art, il ne faudrait tout de même pas l’oublier, est un espace de liberté à l’orée duquel aucun ticket d’entrée ne vous est réclamé, un espace accessible à tout curieux, six jours sur sept, et une bonne partie de l’année. Il n’en demeure pas moins que la galerie d’art pâtit d’une réputation peu flatteuse. Dans cette profession, plus que dans aucune autre peut-être, les entourloupes de quelques-uns, les bassesses de quelques autres ont tôt fait de jeter le discrédit sur l’ensemble de ses acteurs. Oui, nous le savons tous, certains galeristes nous accueillent parfois avec une mine d’enterrement, mais, n’avons-nous jamais rencontré le même désagrément dans une boutique de fripes, dans une épicerie ou dans une boulangerie ? Et oui, bien entendu, certaines galeries sont réputées pour ne pas être tendres avec les artistes avec lesquels elles travaillent. Certes, mais chaque métier possède ses brebis galeuses, et si l’on condamne tous les galeristes au nom de quelques-uns, il faut condamner aussi les avocats, les chirurgiens, les politiques… Alors quoi ? Faudrait-il se passer de la galerie d’art au prétexte du délit de sale gueule ? Bref, se passer du commerçant ? Lui préférer les multinationales qui désertifient nos rues mais encombrent nos messageries ? Le rêve, n’est-ce pas ? ce serait de se passer des intermédiaires, au motif qu’il y aurait des pourcentages à regagner... Mais nous sommes tous des intermédiaires ! Et les artistes en sont aussi ! Qu’on le veuille ou non, les galeries sont des rouages essentiels du monde de l’Art. Valoriser les meilleures d’entre elles, les soutenir tout au long de l’année, est un challenge que nous relevons avec enthousiasme.

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